J'ai survécu. Toute la journée jeudi, je n'ai pas vu miss English teacher et je ne l'ai pas particulièrement cherchée. Elle devait attendre que je fasse les premiers pas, mais elle a attendu en vain et est venue m'aviser, vers 16:05, que c'était bientôt l'heure de partir:
- Madame Marie-Andrée, je vais devoir partir plus tôt avant d'aller à la salle de réception parce que je dois aller mener cette petite cocotte (entre alors une élève de 3e année que je n'avais pas vue) parce que j'ai une entente avec son père. Vous allez me rejoindre vers 16:30?
Dans ma tête: 1- pourquoi elle me vouvoie et m'appelle madame même quand on est juste deux?
2- je sais qu'elle meurt d'envie que je lui demande c'est quoi l'entente avec le
parent, mais si je le fais, on a UN sujet de conversation. Chose à éviter.
3-au moins, elle n'a pas voulu faire de covoiturage...
Mais je réponds:
- Ok, à tantôt.
Et continue à travailler, ne levant même pas la tête pour vérifier si elle est partie.
J'arrive avec 5 minutes d'avance à la salle, mais elle n'est pas encore arrivée. C'est bien parti, on n'aura pas à jaser avant de rencontrer le proprio. Elle arrive, se stationnant super loin de la porte (mauvaise vision? empathie pour les gens qui arriveront après nous? envie de marcher?), elle est définitivement étrange.
À l'intérieur, j'ai droit aux:
- C'est vraiment beau hein?
- En plus, il y a plein de décorations de Noël, on n'aura rien à faire.
- Évidemment quand je me suis mariée, il y avait aussi des décorations, c'est toujours décoré selon la saison.
- Nous c'est cette salle qu'on a réservée. Il y a aussi la duchesse en haut, elle est vraiment super belle. Il y a aussi le solarium où je me suis mariée, mais c'est pour un plus gros groupe que le nôtre, mais il y a une verrière et un balcon. Elle est vraiment super belle. Et il y en a une autre aussi en haut qui est vraiment super belle. C'est vraiment un bel endroit pour faire un mariage ou un party.
- Derrière la porte c'est P... le proprio. Il est vraiment gentil. C'est lui qui a organisé mon mariage.
Je me dépêche de changer de sujet avant que le mot mariage ne me fasse vomir sur le plancher immaculé et lui demande quelles confirmations elle a reçues. Elle commence par me nommer mes amis, espérant secrètement que nous allons nous asseoir avec elle. Uu dernier souper d'école, on a ri à s'en décrocher la mâchoire et elle nous a dit le lendemain: «Je sais avec qui je vais m'asseoir la prochaine fois. Il était là le party...». Elle enchaîne en commérant sur l'absence d'une enseignante et d'un enseignant au souper de Noël en disant qu'il y a anguille sous roche, qu'il y a sûrement quelque chose entre eux. Bref, n'importe quoi vu les deux protagonistes supposément impliqués, mais elle veut sûrement me montrer qu'elle a un côté bitch dans lequel je pourrais me reconnaître et qui pourrait cimenter une future amitié. Amitié qui me forcerait sûrement à accepter sa prochaine invitation à souper...
Question de me faire savourer le moment, le proprio était au téléphone tout ce temps-là et n'avait pas l'air de vouloir de vouloir se presser pour rencontrer miss English teacher. Probablement pour les mêmes raisons que moi. Il m'apparaissait sympathique.
10 minutes plus tard, nous entrons dans son bureau. Là, j'ai vraiment eu la chienne. Il se présente et dit qu'il va nous organiser ça comme on le souhaite (venant d'un gars dont c'est le boulot, je trouve ça logique), mais je commence à me méfier lorsqu'ils se mettent à parler du mariage de ma collègue comme si ce dernier avait eu lieu le week-end passé. Il a même ressorti le fichier des noms de ses invités, du menu, du choix des nappes et tout et tout! La complicité était palpable et je me disais que ça ne prendrait que quelques temps avant qu'elle ne sorte l'album de sa sacoche pour appuyer ses dires et finalement me montrer de quoi ça avait eu l'air...
On a finalement reçu chacune une assiette avec 4 choix de viandes en sauce pour goûter au menu. Tout ça pour goûter à 4 mini morceaux de viandes! La gourmande en moi en aurait pleuré. Comprenant qu'on ne goûterait ni les entrées ni les vins ni les desserts, j'ai accéléré le processus et j'ai perçu un genre de merci dans le regard de mon interlocuteur. Avais-je finalement un complice dans le bureau? Nous avons ensuite réglé le reste de l'organisation, visité la salle qui nous concernait et après une discussion entre lui et moi sur nos genres d'humour préférés (et avoir découvert plusieurs atomes crochus), nous avons quitté les lieux une fois tout réglé.
Je n'ai pas échappé à la discussion de parking à laquelle je tentais de mettre fin par de subtils «on en parle demain de toute façon», «on expliquera ça aux autres» et «bon, une bonne chose de faite!», mais elle est tenace! 10 minutes plus tard, je retrouvais la quiétude dans ma voiture, me disant qu'il fallait vraiment que j'apprenne à dire non pour de bon.
dimanche 22 novembre 2009
mercredi 18 novembre 2009
apprendre à dire non
C'est qui qui doit aller souper avec la collègue qui poursuit les profs de l'école avec son album photos de mariage demain soir? Celle-là même qui profite de chacune des interventions de ladite fatiguante pour rouler de gros yeux découragés. Décidément, je dois apprendre à dire non aux plans foireux au boulot.
Je sais bien que j'aurais dû me méfier lorsqu'elle a inscrit son nom sous le mien sur la feuille du comité social des Fêtes. J'aurais dû voir la chose venir lorsque j'ai remarqué que la signature de l'accro de la formule «mon mari...» était aggrémentée d'un dessin représentant une coupe de martini festive. J'aurais dû comprendre le pétrin dans lequel j'avais mis les pieds lorsque j'ai dit trouver intéressante l'idée de faire le party de Noël à l'endroit même où elle s'était mariée. J'aurais dû partir en courant lorsqu'elle a mentionné les mots «on pourrait aller faire une dégustation pour choisir le menu» en me regardant pour que j'approuve la formule et en faisant du name dropping pour me montrer qu,elle connaissait les prénoms des proprios des lieux. J'aurais dû écouter ma petite voix intérieure lorsque les autres membres du comité ont tous énoncé des responsabilités familiales pour ne pas y aller. J'aurais dû être mieux préparée et prévoir moi aussi des activités les soirs concernant sa proposition. Mais on ne change pas le monde avec des «J'aurais dû».
J'ai sous-estimé le pouvoir des abonnés au rôle de victime. Elle a attaqué au moment où je ne m'y attendais plus et où je n'avais plus aucune raison de dire non. Résultat: demain, je soupe avec la prof d'anglais mésadaptée socialement et, dans sa tête, cela fera de nous des complices (je n'ose même pas penser le mot amies). Un an et demi à la fuir pour me retrouver en tête à tête à discuter filet de boeuf et petits fours avec miss «mariée et fière de l'être». J'en reperds.
Peut-être qu'avec un peu de chance, j'attraperai la A-H1N1 d'ici demain soir...
Je sais bien que j'aurais dû me méfier lorsqu'elle a inscrit son nom sous le mien sur la feuille du comité social des Fêtes. J'aurais dû voir la chose venir lorsque j'ai remarqué que la signature de l'accro de la formule «mon mari...» était aggrémentée d'un dessin représentant une coupe de martini festive. J'aurais dû comprendre le pétrin dans lequel j'avais mis les pieds lorsque j'ai dit trouver intéressante l'idée de faire le party de Noël à l'endroit même où elle s'était mariée. J'aurais dû partir en courant lorsqu'elle a mentionné les mots «on pourrait aller faire une dégustation pour choisir le menu» en me regardant pour que j'approuve la formule et en faisant du name dropping pour me montrer qu,elle connaissait les prénoms des proprios des lieux. J'aurais dû écouter ma petite voix intérieure lorsque les autres membres du comité ont tous énoncé des responsabilités familiales pour ne pas y aller. J'aurais dû être mieux préparée et prévoir moi aussi des activités les soirs concernant sa proposition. Mais on ne change pas le monde avec des «J'aurais dû».
J'ai sous-estimé le pouvoir des abonnés au rôle de victime. Elle a attaqué au moment où je ne m'y attendais plus et où je n'avais plus aucune raison de dire non. Résultat: demain, je soupe avec la prof d'anglais mésadaptée socialement et, dans sa tête, cela fera de nous des complices (je n'ose même pas penser le mot amies). Un an et demi à la fuir pour me retrouver en tête à tête à discuter filet de boeuf et petits fours avec miss «mariée et fière de l'être». J'en reperds.
Peut-être qu'avec un peu de chance, j'attraperai la A-H1N1 d'ici demain soir...
lundi 19 octobre 2009
les raisons pour lesquelles je démissionnerai un jour
- Si on continue de me traiter de crisse de folle, d'écoeurante et d'erreur de la nature parce que je fais bien mon métier.
- Si on ajoute un seul comité de plus à mes déjà nombreux comités social, environnement, activité des bons de mérite, départ à la retraite de notre directrice, à mes soirées données au CE de l'école et à mes fonctions de déléguées syndicales.
- Si je me fais poursuivre pour ne pas avoir donné assez de récupération à un enfant (ou que j'ai perdu ces foutues preuves de récup datant de 2004).
- Mon salaire qui plafonnera à 63 000$ comme si ce qu'on faisait ne relevait pas de l'impossible (être plus divertissante qu'une wii, faire des projets en tout genre, dormir à l'école -et pas que symboliquement-, corriger plus vite que l'éclair pour remettre les notes vite vite vite, non, pas les notes, les évaluations du développement des connaissances, ne plus dire à un enfant «tu peux faire mieux» parce que ce n'est pas encourageant, éduquer certains enfants à la place de leurs parents, survivre à la médiocrité de certains collègues qui n'innovent jamais, ne pas périr sous les piles de formulaires de toutes sortes à remplir- formulaires que personne ne lira de toute façon- et je dois en oublier des tas.
- Si, un jour, le ratio élèves EHDAA/élèves sans difficulté s'inverse vraiment.
- Si la grammaire nouvelle se renouvelle trop souvent.
- Si on continue à niveler vers le bas, tout le temps, au niveau de nos exigences et de ce qui est acceptable de la part des enfants et des parents (genre de ceux qui nous traitent de crisse de folle, d'écoeurante et d'erreur de la nature).
- Si on me demande combien de fois par jour je vais faire pipi en présence élèves au cas où je ne ferais pas mes minutes de cours et leçons.
- (ajoutons les vôtres)
dimanche 4 octobre 2009
rectifions...
Je ne suis pas suicidaire. Je suis juste chialeuse et de plus en plus loin de la dépression. Une fois mes bibittes noires sorties au grand jour, je vais bien. Je serais incapable de me suicider sans avertir au moins 15 personnes. Je suis potineuse de même. Les choses les plus graves me font rire, sans parler des malaises... Quand tout va si mal, je vais en rire pour ne pas en pleurer. Je ne pleure presque plus. Enfin.
Alors, rassurés?
Alors, rassurés?
dimanche 27 septembre 2009
Vieille, frustrée et aigrie: autoportrait peu flatteur
C'est la merde! Mon estime de soi est en cavale, je m'emmerde au boulot comme jamais auparavent et je vieillis à vue d'oeil. Vous vous dîtes sûrement que j'exagère, comme d'hab'. Ce bilan vous convaincra peut-être que ma vie ne vaut plus grand chose.
Frustrée à cause du boulot:
Aigrie grâce à ma vie personnelle
Et vieille...
Je suis fatiguée ce matin. Fatiguée d'être chialeuse, d'être sur le frein et de me questionner quant à savoir où va ma vie tout en sachant que, si je relativise, ce n'est somme toute pas si mal comparativement à d'autres. Ça pourrait être vraiment pire, je pourrais être en train de harceler des gens qui ne veulent rien savoir avec mes photos de mariage...
Frustrée à cause du boulot:
- Nouvelle direction toujours absente. C'est un peu le laisser-aller partout.
- Groupe de 27 élèves qui étaient dans la même classe en 5e et qui se foutent un peu trop du prof. Des têtes enflées et des difficultés d'apprentissages qui ne font manifestement pas bon ménage.
- 3 élèves suivis par des travailleuse sociales à qui je dois rendre des comptes.
- Viens d'apprendre par un courriel reçu vendredi pm que j'aurai une nouvelle élève demain. Deux questions me viennent: pourquoi on ne m'en a pas PARLÉ vendredi à l'école?!? et Où vais-je bien pouvoir la mettre?!? Ma classe déborde déjà à 27 bureaux.
- J'ai reçu une lettre de plainte de parents (rectifions: la lettre a été envoyée à mon directeur) parce que j'ai fait travailler les enfants 3 jours en silence. Suis cruelle de même quand mon équilibre est menacé et que l'humour et la gentillesse ne suffisent plus pour ramener les élèves au calme. Les techniques d'impact, ce n'est pas pour tous les parents, surtout ceux qui travaillent dans le milieu de l'éducation on dirait...
- Une collègue-tache m'a invitée à souper et à dîner et j'ai fait la sourde oreille, espérant qu'elle ne remette pas l'invitation... Qui a envie de souper avec une enseignante qui vous court après pour vous montrer ses photos de mariage depuis deux ans? Qui vous appelle Madame Marie-Andrée et qui vous vouvoie même quand vous êtes seules toutes les deux? Qui parle de son mari comme si on le connaissait personnellement? Et le pire, qui souperait avec une enseignante qui n'a jamais rien à dire et qui vous parle en long et en large de ses interventions nulles auprès d'élèves difficiles? Ben pas moi. Je me cache donc en espérant à ne pas avoir à dire: «Désolée la grande, mais on ne sera jamais amies. Veux-tu vraiment savoir pourquoi?»*
Aigrie grâce à ma vie personnelle
- Je vois mon chum 2 jours par semaine, samedi et dimanche. Hier soir, sans que je ne comprenne ce qui s'est passé, on a arrêté de se parler. Comme ça. Et ça perdure ce matin. C'est vraiment plaisant de ne pas comprendre ce qui se passe. Mais je ne fais pas les premiers pas. Des enfantillages comme ça, franchement. Mais il se dit sûrement la même chose, donc on recule plus qu'on avance.
- Je n'ai rien à faire de mes soirées et je veux m'inscrire à un certificat par correspondance, mais je remets tout au lendemain. Est-ce déjà la déprime automnale?
- Mes amies sont toutes devenues propriétaires en moins d'un mois, je me retrouve dans mon appart, à Verdun, loin de tout le monde, réalisant que je ne pourrai sûrement jamais plus devenir propriétaire avec la hausse des coûts des maisons et j'attends de passer chez le notaire pour perdre officiellement ma maison et reculer d'un bond de géant. Si c'est pour mieux sauter qu'on recule, j'annonce officiellement que je vais passer tout droit quand je vais me décider à sauter. Trop d'élan...
Et vieille...
- Chaque deux ou trois jours, je trouve un putain de cheveux gris ou blanc dans mon abondante chevelure. Panique.
- Mon tunnel carpien s'est allongé, inspiré par le métro de Montréal?, jusqu'au coude. Je souffre chaque nuit, mais j'ai si peur d'une opération que je mets du deep cold et j'espère que ça va finir par passer. Avec un chum sans permis de conduire, la dernière chose qu'on veut quand on habite loin de tous, c'est de se voir priver de conduire sa voiture.
- Me sens moche, pas d'énergie. Devrais m'inscrire au gym, mais j'haïs ça. Pis mon linge est serré. Trop serré. Misère.
- Tic tac tic tac. Vais avoir 30 ans cette année et j'entends la saleté d'horloge biologique qui me rappelle que si, un jour, je veux des enfants, faudrait placer mes cartes tout de suite avec, genre, un chum qui sait ce qu'il va faire dans la vie, une maison, des REER. Les trucs d'adultes, quoi. Et j'ai la chienne de ne pas y arriver. De rester la matante de service qui aurait peut-être dû fermer sa gueule avec sa grande idée d'un meilleur bonheur et rester dans sa vieille maison avec son ex-pas-si-mal-que-ça, finalement. La solution facile c'est tentant quand on déprime et qu'on perd de vue ce qui nous a amené là où on est rendu.
Je suis fatiguée ce matin. Fatiguée d'être chialeuse, d'être sur le frein et de me questionner quant à savoir où va ma vie tout en sachant que, si je relativise, ce n'est somme toute pas si mal comparativement à d'autres. Ça pourrait être vraiment pire, je pourrais être en train de harceler des gens qui ne veulent rien savoir avec mes photos de mariage...
mardi 15 septembre 2009
C'est mon ami
Enfin un nouveau blogue de prof à squatter. Et c'est même mieux qu'un nouveau blogue d'enseignant. C'est mon ami. Allez voir ça chez monsieur Bergeron. On risque de se dilater la rate si mes souvenirs d'université lui sont toujours aussi fidèles.
(Par contre, on espère qu'il ne sera pas toujours en train de parler de hockey...)
(Par contre, on espère qu'il ne sera pas toujours en train de parler de hockey...)
jeudi 3 septembre 2009
Elle a quelque chose en plus. C'est peut-être...
son nouveau fond de teint qui ne veut pas s'enlever!
Faisant une courte virée à la pharmacie pour acheter des babioles de salle de bain, je me suis laissée appâter par l'allée des cosmétiques. Poussée par un relent de féminité, je me suis attardée dans la section des fonds de teint, me disant qu'avec l'arrivée de l'automne et la fin des vacances, j'en aurais besoin pour avoir l'air d'avoir un teint lisse et frais. Comme une dinde, je me suis rappelée la pub et j'ai acheté le fond de teint Dream liquid mousse qui garantit un teint parfait. Ce qu'ils ne disent pas dans la pub c'est qu'une fois sur votre visage, il n'en débarque plus. Cette supposée merveille résiste à l'eau et au savon (mon démaquillant préféré) et même à mon nettoyeur moussant. Vraiment TROP résistant.
Voilà ce qu'il en coûte pour être coquette en ce bas monde. Plus jamais je ne me fierai à la publicité. Non madame! Les cosméticiennes trop mignonnes qui vous foutent des complexes lorsque vous regardez leurs pores non-dilatées seront désormais mes fidèles alliées lors de mes choix de produits de maquillage. Paraît qu'elles sont pas pires aussi pour dénicher la bonne teinte pour nos visages. Parce que j'ai, en ce moment, un masque de fond de teint beige pâle qui ne me va pas du tout. Misère.
Faisant une courte virée à la pharmacie pour acheter des babioles de salle de bain, je me suis laissée appâter par l'allée des cosmétiques. Poussée par un relent de féminité, je me suis attardée dans la section des fonds de teint, me disant qu'avec l'arrivée de l'automne et la fin des vacances, j'en aurais besoin pour avoir l'air d'avoir un teint lisse et frais. Comme une dinde, je me suis rappelée la pub et j'ai acheté le fond de teint Dream liquid mousse qui garantit un teint parfait. Ce qu'ils ne disent pas dans la pub c'est qu'une fois sur votre visage, il n'en débarque plus. Cette supposée merveille résiste à l'eau et au savon (mon démaquillant préféré) et même à mon nettoyeur moussant. Vraiment TROP résistant.
Voilà ce qu'il en coûte pour être coquette en ce bas monde. Plus jamais je ne me fierai à la publicité. Non madame! Les cosméticiennes trop mignonnes qui vous foutent des complexes lorsque vous regardez leurs pores non-dilatées seront désormais mes fidèles alliées lors de mes choix de produits de maquillage. Paraît qu'elles sont pas pires aussi pour dénicher la bonne teinte pour nos visages. Parce que j'ai, en ce moment, un masque de fond de teint beige pâle qui ne me va pas du tout. Misère.
dimanche 23 août 2009
Gros favoritisme sale
Depuis 4 jours, nous avons doublé la taille de notre élevage de chats. Nous avions Tartine, chatonne étrangement bariolée de 8 huit mois, la huitième merveille du monde selon Hot Man.
Mercredi, je suis allée chercher une autre chatte et pas n'importe quelle minoune. Non. J'ai un 6e sens qui me prévient des catastrophe qui m'a empêchée de prendre n'importe quel félin avec un air mignon. Évidemment! Je suis allée chercher ce chat-là. (Oui, oui, elle avait survécu à l'accident et à mon choc post-traumatique une fois arrivée à la maison...) Pour faire bref, l'ami à qui je l'avais apportée l'an dernier a dû s'en départir et j'ai dit «oui, je le veux» une fois de plus (une fois de trop selon Hot Man).
Le trajet s'est bien passé. N'a miaulé que 4 ou 5 fois entre St-Jean sur Richelieu et Verdun. Une nette amélioration. À l'arrivée de Lotcha (savoureux gag sur le fait qu'elle est seulement l'autre chat dans le coeur de Hot Man), elle était un peu timide et crachait sur nous à chaque tentative de rapprochement. 3 jours plus tard, je réussissais à la caresser et à la prendre quelques secondes dans mes bras. Tartine, quant à elle, semble avoir envie qu'elle cesse de se prostrer et qu'elle joue ENFIN avec elle. C'est toutefois aujourd'hui qu'Hot Man a décidé qu'elle avait une mauvaise influence sur sa précieuse Tartine et qu'il a commencé à perfidement la dénigrer:
Lui: Elle marche drôlement, tu ne trouves pas?
Moi: Pas vraiment remarqué. Elle est sous le sofa depuis quelques heures déjà.
Lui: Attends, je vais la faire sortir (en s'aidant du tout à fait rassurant manche à balai rouge).
Moi: Mais arrête, tu lui fais peur! (tout en m'avouant que c'est, ma foi, vrai qu'elle trotte bizarrement.)
Moi: Je sais bien, elle essaie de se trouver un endroit bien à elle. Elles est stressée, cesse de t'en occuper.
Lui: Je te le dis, si elle continue à être comme ça on la rend.
Mercredi, je suis allée chercher une autre chatte et pas n'importe quelle minoune. Non. J'ai un 6e sens qui me prévient des catastrophe qui m'a empêchée de prendre n'importe quel félin avec un air mignon. Évidemment! Je suis allée chercher ce chat-là. (Oui, oui, elle avait survécu à l'accident et à mon choc post-traumatique une fois arrivée à la maison...) Pour faire bref, l'ami à qui je l'avais apportée l'an dernier a dû s'en départir et j'ai dit «oui, je le veux» une fois de plus (une fois de trop selon Hot Man).
Le trajet s'est bien passé. N'a miaulé que 4 ou 5 fois entre St-Jean sur Richelieu et Verdun. Une nette amélioration. À l'arrivée de Lotcha (savoureux gag sur le fait qu'elle est seulement l'autre chat dans le coeur de Hot Man), elle était un peu timide et crachait sur nous à chaque tentative de rapprochement. 3 jours plus tard, je réussissais à la caresser et à la prendre quelques secondes dans mes bras. Tartine, quant à elle, semble avoir envie qu'elle cesse de se prostrer et qu'elle joue ENFIN avec elle. C'est toutefois aujourd'hui qu'Hot Man a décidé qu'elle avait une mauvaise influence sur sa précieuse Tartine et qu'il a commencé à perfidement la dénigrer:
Lui: Elle marche drôlement, tu ne trouves pas?
Moi: Pas vraiment remarqué. Elle est sous le sofa depuis quelques heures déjà.
Lui: Attends, je vais la faire sortir (en s'aidant du tout à fait rassurant manche à balai rouge).
Moi: Mais arrête, tu lui fais peur! (tout en m'avouant que c'est, ma foi, vrai qu'elle trotte bizarrement.)
***
Lui: As-tu vu comment elle boit?
Moi: J'imagine qu'elle doit lécher l'eau...
Lui: Ah!Ah! Tu te trompes! Elle met ses deux pattes dans l'eau et boit l'eau sur ses pattes en en foutant partout autour.
Moi: Elle va regarder Tartine faire et va apprendre. Peut-être que Hugo a essayé de l'empoisonner une fois et qu'elle se méfie.
Lui: À cause d'elle, Tartine va prendre de mauvaises habitudes. Je te le dis, moi.
***
Moi: Regarde comme elle est mignonne avec ses poils partout, sa longue queue fournie et ses pattes douces.
Lui: Je l'ai trouvé dans la litière, couchée, tout à l'heure.Moi: Je sais bien, elle essaie de se trouver un endroit bien à elle. Elles est stressée, cesse de t'en occuper.
Lui: Je te le dis, si elle continue à être comme ça on la rend.
***
Lui (avec un jeu pour les chats en main): Viens Tartine, allez Tartinou, allez ma puce! C'est bien, tu joues avec le jeu!
Moi: Viens Lotcha, viens manger une croquette sèche!
Lui (s'approchant avec Tartine qui fonce sur Lotcha, toute à son jeu): Tu vois, Tartine aime jouer, elle. Regarde comment Lotcha va se viander! Elle est tellement malhabile. L'autre matin, je l'ai fait bondir sur le lit, comme je fais avec Tartine, et elle est tombée sur le dos. Tsé.
Moi (sur un ton exaspéré. Et oui, j'ai vraiment dit ça): Tu fais vraiment une obsession avec Tartine! Elle va devenir un chat gâté. Lotcha a des besoins particuliers, il faut l'encourager, garder le contact et assurer la confiance. C'est toi l'adulte.
(C'est ici que je me dis que je vais rougir en révélant cela sur le Net.)
Moi (désemparée): Qu'est-ce tu ferais si tu avais un enfant handicapé avec moi? Tu le jetterais aux poubelles?
Lui (d'un air qui fait mine de bien réfléchir à la sérieuse question de notre possible progéniture future): Ça dépend quel jour on est.
Moi: ?!?
Lui: Ben oui, si c'est le jour des vidanges ou pas. Sinon, j'attendrais le mardi suivant.
***
Ben oui, je la prends à coeur cette petite minoune déracinée qui a des maîtres de substitution qui ont le mauvais goût de l'appeler Lotcha (JE l'appelle Lolo désormais. Promis.). Elle va tout de travers, mais elle est mignonne et elle a besoin de quelqu'un qui l'aime. La beauté avec les animaux et les enfants, c'est qu'ils n'ont besoin que de ça, finalement. Un peu de patience, un minimum de sécurité et beaucoup d'amour.
Bon. Trève de mièvreries. Quelqu'un pourrait m'aider à lever le sofa pour y dénicher Lolo afin que je puisse la convaincre qu'elle est la bienvenue?
vendredi 7 août 2009
Pauvre conne naïve, non mais!
À lire ce que j'écris ici, on se doute bien que ce n'est pas l'orgueuil qui m'étouffe, mais il y avait des limites à passer pour une pauvre conne naïve. Remarquez que je n'ai rien contre le fait de passer pour une nounoune si cela doit me sauver d'une contravention, d'une réprimande patronale ou encore des griffes d'un parent hystérique. Mais que l'agent immobilier censé vendre notre terrain, qui nous représente et à qui nous devons faire confiance essaie de nous flouer ainsi, croyant qu'on gobera tout comme deux poires, ça ne passe pas!
Afin de vous aider à ne jamais vous faire avoir par un agent d'immeubles, voici les signes avant-coureurs qu'il essaie de vous arnaquer solidement:
1-Il vous fait signer un contrat d'un an avec une commission de 7%.
2- Il ne donne jamais signe de vie, c'est vous qui devez l'appeler pour avoir des nouvelles.
3- Après 7 mois sous contrat, il appelle seulement votre Ex pour lui dire qu'il a eu une offre de 30 000$, mais sans avoir fait signer de promesse d'achat.
4- Quand vous lui dites que ce n'est pas assez, il vous demande:«Oui, mais vous ne vouliez pas baisser votre prix encore?» comme s'il ne réalisait pas que ce n'était ni à votre avantage ni au sien...
5- Quand il propose une rencontre avec le client qui offre 30 000$, que celui-ci ne se présente pas, étrangement, et c'est votre agent qui vous offre d'acheter votre terrain pour 2 000$ de plus que l'offre imaginaire.
6- Quand vous faites appeler une de vos copines à l'agence immobilière pour se faire passer pour une cliente intéressée souhaitant des renseignements et qu'il lui répond que c'est déjà vendu!
7- Quand vous lui énoncez ces faits et qu'il clame haut et fort son innocence comme dans une mauvaise pièce de théâtre d'été, allant même jusqu'à dire que vous voyez du mal là où il n'y en a pas et refusant de briser le contrat.
8- Quand vous vous apercevez qu'il a fait ajouter une clause au contrat disant qu'il ne peut être résilié ou modifié...
9- Quand vous dites et répétez calmement qu'il ne peut y avoir de relations d'affaires entre deux parties si la confiance n'est plus et qu'il nie tous vos arguments en plus de refuser d'admettre qu'il est en conflit d'intérêts...
10- Qu'il tente de vous flouer même quand vous lui dites avoir eu vent de la dame qui est passée pour s'informer et à qui on a répondu que le terrain était vendu...
Bref, vous voyez le topo? Finalement, refusant depuis 30 minutes de comprendre que la seule chose qui ferait notre bonheur serait qu'il rompe le contrat et, tentant par moult séductions de nous faire changer d'idée, il a finalement compris que j'étais sérieuse lorsque j'ai mentionné les mots magiques «Association des courtiers et agents immobiliers du Québec» et leur programme d'arbitrage. Aussitôt ces doux mots prononcés, il a rendu les armes et a sorti le document de résiliation du contrat.
Voulant prouver sa bonne foi, qu'est-ce qu'il n'avait pas compris le pauvre?, il nous a même offert de remplir les papiers si on se trouvait un acheteur et est parti, mine basse, enlever la pancarte Remax/Platine qui trônait depuis 7 mois sur le terrain. Ex-Amoureux se sentait mal pour lui et il lui aurait presque laissé un mois de plus si je n'avais été aussi inflexible. Une quizaine de minutes après le départ de l'agent machiavélique, le malaise d'Ex-Amoureux disparut lorsque ma copine, celle qui s'était fait passée pour une acheteuse potentielle, nous a appelés pour nous dire que notre super courtier venait de lui téléphoner! Il voulait lui dire que le terrain n'était finalement pas vendu, mais qu'il y avait beaucoup trop de frais à débourser avant de bâtir, MAIS, que si elle cherchait une propriété, il se ferait un plaisir de lui montrer ses propriétés. Un beau spécimen de crosseur, non?
On peut donc en déduire que les courtiers immobiliers méritent leur réputation, comme les vendeurs de voitures. Soyez prudents, le mien rôde, assoiffé, à la recherche de sa prochaine victime dans la région du 450.
Afin de vous aider à ne jamais vous faire avoir par un agent d'immeubles, voici les signes avant-coureurs qu'il essaie de vous arnaquer solidement:
1-Il vous fait signer un contrat d'un an avec une commission de 7%.
2- Il ne donne jamais signe de vie, c'est vous qui devez l'appeler pour avoir des nouvelles.
3- Après 7 mois sous contrat, il appelle seulement votre Ex pour lui dire qu'il a eu une offre de 30 000$, mais sans avoir fait signer de promesse d'achat.
4- Quand vous lui dites que ce n'est pas assez, il vous demande:«Oui, mais vous ne vouliez pas baisser votre prix encore?» comme s'il ne réalisait pas que ce n'était ni à votre avantage ni au sien...
5- Quand il propose une rencontre avec le client qui offre 30 000$, que celui-ci ne se présente pas, étrangement, et c'est votre agent qui vous offre d'acheter votre terrain pour 2 000$ de plus que l'offre imaginaire.
6- Quand vous faites appeler une de vos copines à l'agence immobilière pour se faire passer pour une cliente intéressée souhaitant des renseignements et qu'il lui répond que c'est déjà vendu!
7- Quand vous lui énoncez ces faits et qu'il clame haut et fort son innocence comme dans une mauvaise pièce de théâtre d'été, allant même jusqu'à dire que vous voyez du mal là où il n'y en a pas et refusant de briser le contrat.
8- Quand vous vous apercevez qu'il a fait ajouter une clause au contrat disant qu'il ne peut être résilié ou modifié...
9- Quand vous dites et répétez calmement qu'il ne peut y avoir de relations d'affaires entre deux parties si la confiance n'est plus et qu'il nie tous vos arguments en plus de refuser d'admettre qu'il est en conflit d'intérêts...
10- Qu'il tente de vous flouer même quand vous lui dites avoir eu vent de la dame qui est passée pour s'informer et à qui on a répondu que le terrain était vendu...
Bref, vous voyez le topo? Finalement, refusant depuis 30 minutes de comprendre que la seule chose qui ferait notre bonheur serait qu'il rompe le contrat et, tentant par moult séductions de nous faire changer d'idée, il a finalement compris que j'étais sérieuse lorsque j'ai mentionné les mots magiques «Association des courtiers et agents immobiliers du Québec» et leur programme d'arbitrage. Aussitôt ces doux mots prononcés, il a rendu les armes et a sorti le document de résiliation du contrat.
Voulant prouver sa bonne foi, qu'est-ce qu'il n'avait pas compris le pauvre?, il nous a même offert de remplir les papiers si on se trouvait un acheteur et est parti, mine basse, enlever la pancarte Remax/Platine qui trônait depuis 7 mois sur le terrain. Ex-Amoureux se sentait mal pour lui et il lui aurait presque laissé un mois de plus si je n'avais été aussi inflexible. Une quizaine de minutes après le départ de l'agent machiavélique, le malaise d'Ex-Amoureux disparut lorsque ma copine, celle qui s'était fait passée pour une acheteuse potentielle, nous a appelés pour nous dire que notre super courtier venait de lui téléphoner! Il voulait lui dire que le terrain n'était finalement pas vendu, mais qu'il y avait beaucoup trop de frais à débourser avant de bâtir, MAIS, que si elle cherchait une propriété, il se ferait un plaisir de lui montrer ses propriétés. Un beau spécimen de crosseur, non?
On peut donc en déduire que les courtiers immobiliers méritent leur réputation, comme les vendeurs de voitures. Soyez prudents, le mien rôde, assoiffé, à la recherche de sa prochaine victime dans la région du 450.
lundi 3 août 2009
La cigale et... les perce-oreilles (basée sur une histoire vraie)
La cigale ayant chialé tout l'été,
Se retrouva fort dépourvue, lorsque août fut venu.
Pas un seul petit paiement de l'assurance-emploi, ,
Alors qu'elle n'attendait que cela.
Fidèle à elle-même,
Elle ne faisait rien de ce qui était dû le jour même.
La cigale, contre le mauvais temps, pestait,
Se disant quand même que tout l'été il y avait.
Un dimanche matin, où sur Dr house elle veillait,
Le téléphone lui annonça,
Straight pipe, sans flafla,
Que ses parents dans une heure ou deux passeraient.
Ce fut sans doute, ce qui la réveilla.
L'opération ménage elle commença,
Car de toute façon, la pluie jamais ne cesserait
Et il fallait que ce soit fait!
Ce sursaut d'adrénaline,
Eut sur elle l'effet de l'épinéphrine.
(Elle regarde trop Dr House, j'imagine.)
La cigale se dit que désormais elle serait fine
Et que, plus jamais, elle ne reporterait
Ce qui devait être fait
Aux prochaines et lointaines matines.
Cette fois-ci, elle en était sûre,
Sa résolution serait, comme du béton, dure.
Elle allait devenir adulte et le prouver
À ses parents et ses créanciers.
Après avoir payé toutes ses factures,
Bu les dernières bouteilles de vin,
Elle constata qu'elle était en bien mauvaise posture,
Mais cela ne l'arrêta point.
Elle alla donc crier famine
Chez Visa, tout comme ses voisines.
On l'y accueillie chaleureusement,
Elle dépensait tellement!
Une fois la chose faite et oubliée,
Elle alla prendre une marche dans le quartier.
Pénétra dans une librairie climatisée
Et acheta le dernier tome de Jean-Jacques Pelletier.
Émue par son achat,
Elle n'allait certes pas en rester là!
Sous prétexte de sa marche continuer,
La pharmacie plus loin était toute désignée...
Ayant déjà oublié les comptes,
La cigale s'émerveilla devant les lotions auto-bronzantes.
Puisque l'été ne suffisait plus pour être bronzée,
Elle pouvait peut-être tricher!
Mue par un sursaut de lucidité,
La cigale décida de quitter
Avant que ce ne soit les huissiers
Qui seraient mandatés pour lui rappeler sa capacité de payer.
De retour dans son appartement,
Elle aperçoit son chat charmant,
Qui joue avec ce qu'elle suppose être un courant d'air.
C'est à ce moment qu'elle s'approche et voit le perce-oreilles sanguinaire!
Estomaquée et dégoûtée,
Elle accourt sur Internet pour trouver
Que faire avec cette bestiole qu'elle n'a pas invitée
À venir chez elle squatter.
Elle y apprend que ces insectes peu scrupuleux,
Vivent dans les milieux plus humides que peu.
On lui montre aussi,
Comment sournoisement piéger l'ennemi.
Elle sait bien qu'elle devrait, son piège, bâtir,
Mais remettre à demain ne va pas lui nuire.
Car voyez-vous la cigale,
N'a que la procrastination comme égale.
Et ses belles résolutions s'envolent comme au vent des pétales.
Trêve de fabulations,
J'ai la semaine prochaine, au syndicat, une réunion,
Pour laquelle je devrai me lever
Avant que 8h00 soit sonné.
Comment y parviendrais-je,
Moi qui ne suis jamais couchée
Avant que ne tombe la neige
Sur les chaînes de télé?
Puisque mon avenir risque de s'y jouer,
M'enfin, pour la prochaine année,
Je devrai les fesses me botter
Et plusieurs cadrans installer!
Se retrouva fort dépourvue, lorsque août fut venu.
Pas un seul petit paiement de l'assurance-emploi, ,
Alors qu'elle n'attendait que cela.
Fidèle à elle-même,
Elle ne faisait rien de ce qui était dû le jour même.
La cigale, contre le mauvais temps, pestait,
Se disant quand même que tout l'été il y avait.
Un dimanche matin, où sur Dr house elle veillait,
Le téléphone lui annonça,
Straight pipe, sans flafla,
Que ses parents dans une heure ou deux passeraient.
Ce fut sans doute, ce qui la réveilla.
L'opération ménage elle commença,
Car de toute façon, la pluie jamais ne cesserait
Et il fallait que ce soit fait!
Ce sursaut d'adrénaline,
Eut sur elle l'effet de l'épinéphrine.
(Elle regarde trop Dr House, j'imagine.)
La cigale se dit que désormais elle serait fine
Et que, plus jamais, elle ne reporterait
Ce qui devait être fait
Aux prochaines et lointaines matines.
Cette fois-ci, elle en était sûre,
Sa résolution serait, comme du béton, dure.
Elle allait devenir adulte et le prouver
À ses parents et ses créanciers.
Après avoir payé toutes ses factures,
Bu les dernières bouteilles de vin,
Elle constata qu'elle était en bien mauvaise posture,
Mais cela ne l'arrêta point.
Elle alla donc crier famine
Chez Visa, tout comme ses voisines.
On l'y accueillie chaleureusement,
Elle dépensait tellement!
Une fois la chose faite et oubliée,
Elle alla prendre une marche dans le quartier.
Pénétra dans une librairie climatisée
Et acheta le dernier tome de Jean-Jacques Pelletier.
Émue par son achat,
Elle n'allait certes pas en rester là!
Sous prétexte de sa marche continuer,
La pharmacie plus loin était toute désignée...
Ayant déjà oublié les comptes,
La cigale s'émerveilla devant les lotions auto-bronzantes.
Puisque l'été ne suffisait plus pour être bronzée,
Elle pouvait peut-être tricher!
Mue par un sursaut de lucidité,
La cigale décida de quitter
Avant que ce ne soit les huissiers
Qui seraient mandatés pour lui rappeler sa capacité de payer.
De retour dans son appartement,
Elle aperçoit son chat charmant,
Qui joue avec ce qu'elle suppose être un courant d'air.
C'est à ce moment qu'elle s'approche et voit le perce-oreilles sanguinaire!
Estomaquée et dégoûtée,
Elle accourt sur Internet pour trouver
Que faire avec cette bestiole qu'elle n'a pas invitée
À venir chez elle squatter.
Elle y apprend que ces insectes peu scrupuleux,
Vivent dans les milieux plus humides que peu.
On lui montre aussi,
Comment sournoisement piéger l'ennemi.
Elle sait bien qu'elle devrait, son piège, bâtir,
Mais remettre à demain ne va pas lui nuire.
Car voyez-vous la cigale,
N'a que la procrastination comme égale.
Et ses belles résolutions s'envolent comme au vent des pétales.
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Trêve de fabulations,
J'ai la semaine prochaine, au syndicat, une réunion,
Pour laquelle je devrai me lever
Avant que 8h00 soit sonné.
Comment y parviendrais-je,
Moi qui ne suis jamais couchée
Avant que ne tombe la neige
Sur les chaînes de télé?
Puisque mon avenir risque de s'y jouer,
M'enfin, pour la prochaine année,
Je devrai les fesses me botter
Et plusieurs cadrans installer!
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